Articles anciens:

Catégories

Café de Pays
15 novembre 2017

Café de Pays

 

   Une fois encore, le Café de l’Avenir affichait complet pour la 24ème édition du Café de Pays qui avait pour thème : «Le monde des bergers au Cailar et en pays gardois»

 

   Michel Falguières, le maître de cérémonie, a tenu à rappeler l’essence du Café de Pays :
- «le but est d’apprendre les uns des autres ; pas seulement d’écouter tel ou tel intervenant.
Notre Café de Pays vit aussi grâce à son public, à ses souvenirs, à l’expérience de chacune et chacun d’entre vous, que vous soyez fidèle ou simplement de passage. Aussi, exceptionnellement, il n’y aura pas d’intervenant à la table.
Je vais faire appel à vos souvenirs, et aux livres d’histoire, afin de faire revivre la vie des bergers au Cailar.
Permettez-moi, cependant, de prendre la parole le premier pour retracer la riche histoire de la terre cailarenne, et il y a beaucoup à dire, car entre les taureaux, les chevaux, les chèvres, les brebis, les moutons, la vigne, les fruits et légumes, la terre du Cailar a eu mille visages ».
 

   «Depuis 7000 ans, les bergers travaillent au Cailar.
Il faut d’abord parler de l’esplèche, qui est un droit de pacage, de chasse, de cueillette. Le Roi de France, Louis IX, était le suzerain du Cailar. En 1289, le marquage est imposé afin de s’organiser.

    En 1669, les espaces sont organisés pour la dépaissance. La richesse du Cailar, ce sont ses prés et ses marais.
Je parle d’esplèche cailarenne, mais il y a aussi l’esplèche vauverdoise, l’esplèche aimarguoise, l’esplèche marsillarguoise.

   En 1740, on compte 1082 moutons au Cailar. En 1804, les marais sont en indivision entre le Cailar et Aimargues. En 1813, 375 hectares de marais sont achetés par le comte Boissy d’Anglas ».

 

   « À une époque, il y a eu autant de brebis que d’habitants au Cailar ».

   « Dans la région, il y avait l’élevage pour le fromage, et l’élevage pour la boucherie ».

   « Les levées du Vistre et du Rhony se louaient à l’année, ou pour 3 ans ».

   « L’adjudication des terres se faisait à la bougie ».

   « En 1960, monsieur Auppelière faisait paître ses bêtes dans les vignes ; il nous donnait un gigot par an ».

   « Fanfonne estivait au Cailar ».

   « Armand Sautet gardait le troupeau du père Laurent ».

   « Tous les bergers avaient une chèvre pour compléter les agneaux ».

   « L’ennemi du berger, c’est le désherbant ».

 

   Claude Granier :

   « On partait de Fours, près de Ganges, avec le troupeau.
On traversait droit, puis on arrivait à Saint-André-de-Majencoules, où on emmenait jusqu’à 4.000 bêtes. Puis, on allait à la Rouvierette, et enfin au Col des Vieilles.
Pour la Fête de la Transhumance, il y avait jusqu’à 12 000 personnes dans les Cévennes »
.

 

   Jean Clopes :

   « Aujourd’hui, il faut distinguer le berger et le locataire qui garde un troupeau collectif pendant trois mois.
De même qu’il faut parler de lutte, et non de saillie, pendant la transhumance. Un bon berger doit toujours vérifier si un agneau est tombé »
.

 

   La traditionnelle minute littéraire de Michel Falguières a clôturé la soirée, et le prochain sujet a été donné : « La gastronomie languedocienne et provençale.

Lors du prochain Café de Pays, qui se tiendra le jeudi 14 décembre, nous parlerons des recettes, salés et sucrés, en liaison avec les fêtes de Noël et de fin d’année ».