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Journées du Patrimoine 2017

En ce samedi 16 septembre 2017, et dans le cadre des «Journées du Patrimoine», la Ville du Cailar avait donnée rendez-vous aux amateurs d’histoire, pour une visite assurée par Michel Falguières, qui a tenu à préciser : «je ne suis pas là pour commenter mais pour présenter les lieux et les sujets, et vous inviter à nous faire partager vos souvenirs. Le but de cette journée est de transmettre, d’apprendre les uns des autres».

La crèche :

Les plus anciens du groupe ont connu la crèche à la Mairie, dans une pièce, surnommée «la salle des Tout Petits». « Il y a avait également la salle d’asile qui entre en fonction en 1875, et qui permettait aux vieux de se réunir ». Une copie du plan de la Caserne, datant de 1876, avec le détail des pièces, a été présentée :

- au rez-de-chaussée, la salle de l’appariteur, la salle du peseur public, la salle des bûches, la salle de l’instituteur, les écuries.

- à l’étage, la salle du Conseil Municipal, la salle des mariages, de nombreuses pièces à louer.

Pendant longtemps, Le Cailar n’avait pas d’Hôtel de Ville ; la Caserne des Troupes est récupérée à cet effet.

La Caserne

Les plus anciens ont partagés leurs souvenirs, notamment les années d’occupation : « La cantine servait à manger aux enfants des mas qui mettaient du temps pour venir, car à cette époque, il n’y avait pas de voiture ; ceux qui vivaient au village rentraient chez eux. En 1942, les Allemands ont occupés l’école, et obligés les élèves à suivre la classe à la Caserne. Monsieur Soubeyran avait les petits, et monsieur Pasquier les plus grands, et ce jusqu’au certificat d’études. Cela a duré un an. Les deux classes étaient séparées par un rideau. Pour les Allemands, l’école était un lieu stratégique ».

L’aménagement de la crèche s’est fait sur un an entre 1985 et 1986. D’autres aménagements ont été réalisés entre 2008 et 2009, pour permettre à la crèche d’être ce qu’elle est aujourd’hui. L’ancienne forge, qui a servi plus tard de bureau de poste, a été utilisée, poussant le bureau de poste là où il se trouve actuellement.

 

La Maison Louis Thibon :

Maison Thibon

   «C’était une école religieuse, qui porte le nom du premier curé catholique affecté au Cailar. Elle était tenue par des religieuses de Besançon. Il y avait moins de 10 élèves. C’est une illustration de la rivalité entre les protestants et les catholiques au Cailar, car il y avait une forte répression des protestants contre les catholiques, ce qui explique qu’il n’y a jamais eu de presbytère au village.

   Dans une lettre adressée au clergé, les catholiques ont écrit qu’en cas de pluie, pour se rendre à Aimargues, ils devaient affronter un torrent tumultueux : le Rhôny.

   Elle a été fermée en 1905, lors de la proclamation de la loi de séparation de l’Église et de l’État».

 

Le Temple :

   «En 1818, la ferme de la famille Maroger est achetée pour la construction du Temple. La cloche a été fondue à Marseille en 1839, mais en raison de l’effondrement du clocher, elle n’a été inaugurée qu’en 1861. Le nom des donateurs y sont gravés. Le pasteur Guérin fut le premier à avoir une cloche pour appeler les fidèles.

   Le Cailar est l’une des deux seules communes de France dont le Temple protestant est pourvu d’un clocher».

 

L’école :

Avant de se rendre à l’école, le groupe a d’abord visité la médiathèque, et admiré la maquette réalisée par David Fontana.

Tout le groupe s’est rendu dans la cour de l’école, qui, pour fêter son centenaire en 2010, s’est vu dotée d’une cloche. Avant de se retrouver dans la salle de classe de Léon Pasquier pour partager les souvenirs, et retracer l’évolution des conditions de travail des enseignants et des élèves.

   «Il y avait un poêle à charbon pour chauffer les salles qui avaient du volume, ce qui entraînait une forte consommation ; avec les aménagements récents, la consommation d’énergie est plus contrôlée ».

   «L’achat des terrains pour le plateau sportif et la cantine a été un plus pour la sécurité. Idem avec les aménagements de la voirie. On a sacrifié des places de stationnement, mais on a perdu en place ce que l’on a gagné en sécurité. Touchons du bois, mais à ce jour, il n’y a eu aucun accident à déplorer devant notre école».

   «Avant, 80% des élèves venaient du vieux village, et 20% des nouveaux lotissements ; aujourd’hui, c’est l’inverse».

   «À la récréation, on roulait les chaussettes et les peilles pour faire un ballon, et jouer au foot».

    «De la fenêtre, on voyait les gens qui vendangeaient ; en sortant de l’école, on allait les rejoindre pour les aider».

 

Outre Léon Pasquier, les noms de Mlle Rigal, Mme Peyre, Mme Paul, Mr Librat, Mr Martinelli, Mr Julien ont également été évoqués.

Le verre de l’amitié offert par le Café de l’Avenir a clôturé la matinée. Michel Falguières en a profité pour donner rendez-vous le 19 octobre, pour la reprise des Café de Pays, avec pour thème : Des siècles de bouvine, avec  les écrivains Alain Laborieux, et Lise Carretero.