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Fête du Club Taurin 2018
Course du 21 mai 2018
Vidéo

Un ami, Ulrich MEDARD, nous a fait parvenir son commentaire sur le course du 21 mai 2018 ainsi qu’ne superbe vidéo de son cru:

Organisée par le Club Taurin LOU SANGLIE, dans la commune LE CAILAR, c’était la fête pendant 4 jours.
Soit du Vendredi 18 au Lundi 21 mai (lundi de pentecôte).

L’occasion pour le club de fêter aussi son 40e anniversaire.

Abrivado, bandido 2e et 3e journée du trophée LOU SANGLIE était au programme de ce long week-end.
Lundi 21 Mai les arènes de la commune ont affiché complet, les raseteurs ont assuré le spectacle.
Vers 18h, la piste s’est libérée pour laisser place à la remise des prix.
Une bandido à clôturée la journée.​

 

2018: Fête du Club Taurin
Programme et affiche

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29ème Café de Pays

Comme à l’accoutumée, le Café de l’Avenir a fait salle comble pour le 29ème chapitre du «Café de Pays», qui avait pour thème : Tourisme, destination la Camargue gardoise.
Et pour intervenants :

- Jean-Elie Agnel, manadier cailaren.

- Mireille Bremond, directrice de l’Office du Tourisme de Vauvert et de Cœur de Petite Camargue.

- Sabine Chanus, chargée de mission à l’Office du Tourisme de Vauvert.

- Georges Goudal, président des Calèches de la Clapière.

- Alain Reboul, président de l’Office du Tourisme de Cœur de Petite Camargue.

 

   Michel Falguières, le maitre de cérémonie, répète régulièrement que le «Café de Pays» du Cailar vit grâce à «ses intervenants, mais aussi son public».
Ce 29ème chapitre, qui a vu la conférence se transformer en agora, en a été la preuve. 

   Comme le veut la tradition, Olivier Calleriza a présenté un diaporama sur «ce que la Camargue a à offrir» : des prés du Cailar, aux sables des Saintes-Maries, du pèlerinage des gitans, au carreto ramado de la Saint-Eloi, et bien sur les incontournables manifestations taurines.

   Alain Reboul et Mireille Bremond ont expliqué, chacun en ce qui les concerne, leur volonté d’harmoniser l’afflux touristique avec la préservation du patrimoine naturel: «nous visons un tourisme de qualité, pas un tourisme de quantité».

   Sabine Chanus a évoqué le tourisme 2.0 : «les mots ‟Camargue” et ‟fête votive” sont les plus recherchés sur notre site internet».  

   L’attribution du label Grand Site de France à la Camargue gardoise a eu effet positif sur la fréquentation, mais aussi des conséquences sur la faune et la flore, avec le ballet des 4X4 qui génère des nuisances. Et entraîne une baisse de la population animale : «on voit de moins en moins d’oiseaux dans les arbres. Idem le long du Vistre». La dimension écologique a été abordée : «la poussière levée par les 4X4 et les quads se dépose sur la flore environnante. Ça joue défavorablement sur le développement des plantes et des arbres».  

   L’arrivée, forcément impromptue, de Norbert et de son cheval au Café de l’Avenir, a ramené un peu de calme, et rappelé que Le Cailar est un village de cavaliers. Et a permis de faire la transition avec les prés et le chemin des Serpentans. 

   Comme lors du 16ème chapitre de janvier 2016, Les drailles et les ponts du Cailar, la fréquentation du chemin des Serpentans a été au centre des débats, et Michel Falguières a dû user de beaucoup de diplomatie et d’autorité pour contenir les passions de l’agora, et permettre à chacune et chacun de s’exprimer. 

   Georges Goudal : «avec les Calèches de la Clapière, nous pratiquons un tourisme familial et écologique, mais le voisinage avec les 4X4 est difficile. Une fois, on en a comptait trente-deux sur le chemin des Serpentans». 

   Jean-Elie Agnel : «je dois vivre avec mon temps. J’ai une centaine de bêtes qui pâturent sur 140 hectares. La nourriture, les soins vétérinaires annuels, et les différents pâturages, ça a un coût. Recevoir des groupes pour des anniversaires ou autre, ainsi que les jeudi de Chaberton, permettent de rentrer un peu d’argent, et de faire connaître nos traditions à des gens qui, parfois, confondent course camarguaise et corrida».

   «Quand les gens viennent à Chaberton, je leur recommande de passer par Saint-Laurent, et je mets en avant que le chemin des Serpentans est un chemin moins approprié. Certains m’écoutent, mais d’autres programment le GPS pour venir par le chemin le plus court, et passent par le chemin des Serpentans. Je ne peux pas les en empêcher».

   «Depuis des années, les gens traversent le chemin des Serpentans en voiture, en moto, en 4X4, en quad. Ce sont ces passages réguliers, et en quantité, qui dégradent le chemin des Serpentans ; qu’on arrête d’accuser la manade Agnel».

   Les applaudissements nourris en faveur du manadier cailaren ont été la preuve que l’agora a pris parti pour son manadier, et n’est pas dupe de la réalité. 

   Plusieurs élus présents, notamment Monsieur le Maire du Cailar, Joël Tena, ont mis en avant que le chemin des Serpentans est un chemin communal, et que par conséquent «si une décision est prise, elle s’appliquera à tous : cailarens ou non-cailarens». De nombreuses propositions ont été émises, preuve que ce délicat problème n’est pas insoluble.

 

   Respect de l’horaire oblige, Michel Falguières a mis un terme au débat, que plusieurs voulaient poursuivre. Et c’est avec autorité et persuasion qu’il a conclu par la traditionnelle minute littéraire.

Et de donner rendez-vous au 17 mai pour «un sujet que je souhaite tout aussi fédérateur que celui de ce soir: les 24 charretiers du Cailar».

Photos Benoit Pastor:

Photos Jean-Pierre Trouillas:

Après-midi camarguais
L’évolution du costume d’Arles

En ce dimanche 15 avril 2018, la salle Laperan du Cailar était comble pour ce nouvel Après-midi camarguais qu’organisait l’association Atousud, et dont le sujet était une vidéoconférence consacrée à l’évolution du costume d’Arles, par Nicole Niel.

La conférence devait se tenir le dimanche 25 février 2018, mais elle a été repoussée en raison du décès de Pierre Aubanel, Président d’Honneur d’Atousud, survenu trois jours plus tôt.

Et si, comme l’ont déclaré la présidente Estelle et la secrétaire Régine, «le plus bel hommage que nous pouvons lui rendre est de poursuivre son œuvre en faveur du maintien des traditions», les membres d’Atousud ont tenu à rendre hommage à leur façon à ce grand manadier et photographe d’exception, avant que ne débute la conférence.

Olivier Calleriza avait garni les murs de la salle de photos représentant Pierre Aubanel. Et un diaporama, œuvre de trois des photographes du manadier, a permis au public de revoir celui que les Indiens avait baptisé Zintkala Ohitika (l’oiseau qui va de l’avant), dans de nombreuses  communes, prés et marais: Le Cailar, les Saintes-Maries-de-la-Mer, Aimargues, Aigues-Mortes, Arles, Gallargues-le-Montueux, Vauvert, Saint-Gilles…

Costume d’Arles oblige, le public était majoritairement féminin. Mais toutes et tous étaient sous le charme de Nicole Niel, et de la qualité de sa conférence ; les reproductions de dessins et de photos d’époque, couplés à des explications détaillées y étant pour beaucoup.

«Le costume a évolué avec le temps, et a subi l’influence de la mode parisienne et européenne. Les échanges et emprunts de différents éléments en sont la preuve».

À partir de l’époque Louis XVI, le costume commence à se différencier : taille basse, chemise à manches longues qui arrive à la jupe, changement de tablier pour changer d’allure. Le costume est également un indicateur social, avec le corset rigide pour les ouvrières, et souple pour les maîtresses de maison.

La coiffe évolue de même: cheveux relevés, plaqués, en chignon. Elle a aussi une dimension politique avec la coiffe à la cardeline, à la chanoinesse, coiffe à bouts, coiffe bonnet. Sans oublier le plechoun ou la velette.

«Le costume se transmettait de mère en fille. La nouvelle génération ajoutait un élément, ou en modifiait un, pour se distinguer de la précédente. Il faut aussi souligner l’aspect identitaire du costume. Chaque commune avait son costume, et l’on parlait d’Arlésienne, de Tarasconnaise, de Saint-Rémoise».

Nicole Niel a insisté sur le rôle déterminant qu’ont joué, chacun à leur manière, Frédéric Mistral, et le Marquis de Baroncelli-Javon, dans la reconnaissance du costume d’Arles.

Pierre Aubanel avait coutume de dire : «j’aurai aimé vivre à l’époque de mon grand-père Baroncelli, où l’on amenait les taureaux de la course à cheval, mais il faut vivre avec son temps».

Cette conférence montrant comment le costume a évolué pour traverser les époques, tout en conservant son identité et sa singularité, lui aurait certainement plu. Lui qui, s’adressant aux touristes venus assister à la ferrade organisée par les Saintes-Maries dans le cadre de la journée du Souvenir Henry-Aubanel, en mai 2017, avait déclaré : «la Camargue n’est pas uniquement un monde d’hommes. Il y a des femmes qui portent le costume d’Arles, et d’autres qui montent à cheval. Et elles sont aussi belles les unes que les autres».

C’est avec un profond regret…

que nous vous annonçons le décès de LAURENT Justin dans l’après-midi de mercredi 4 avril 2018, à l’âge de 81 ans.
20 ans qu’il était membre du Club, toujours fidèle il ne manquait aucune de nos activités pourtant il habitait ROBION (84440), 140 Kms, plus de deux heures de route pour venir au Cailar. Deux de plus pour le retour.
Sa présence était devenue nécessaire, si jamais il n’était pas là ou en retard, il y en avait toujours pour demander « Notre Justin n’est pas là ? »
Toujours discret, d’humeur égale ayant toujours un avis de bon sens sur la Bouvine, il était un de nos membres constituant notre colonne vertébrale…

Justin, tu nous manques déjà !

Justin_Opt
Le voici le dimanche 18 mars 2018 lors de notre sortie à la manade Caillan.

Ses obsèques auront lieu le lundi o9 avril 2018 à 15h à l’église de  ROBION.

Il part avec le pin’s du Club Taurin « Lou Sanglié » à la boutonnière, avec une lavalière sur sa chemise camarguaise!

A sa compagne Lucile, à sa famille, à ses proches, à ses amis, l’ensemble des membres Du Club Taurin « Lou Sanglié » leur présentent leurs plus sincères comdoléance.

Une vidéo-conférence:
« L’évolution du costume d’Arles. »

Vidéo-conférence commentée que Nicole Niel présentera au Cailar, salle Laperan, le dimanche 15 avril 2018 à 16 heures et dont le sujet sera :

L’évolution du costume d’Arles.
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Le Club, Le Cailar, La Bouvine
photos de 1982

1978 – 1982 Le Club Taurin avait 4 ans.

Composition du Bureau en 1982 * (lien)

22-6 nov 19826 novembre 1982 – Le Cailar

Fanfonne, Alex Guiraud : Segren Biòu d’Or
La réception annuelle se faisait pour honorer le manadier local, gagnant d’un Trophée confirmé

236 novembre 1982 – Segren Biòu d’Or

J-P Gély, Paul Plane, (Pt CT Abrivado de Vauvert) Claude Saumade (avec Trophée) Chantal Agnel avec Pierre devant elle – Fanfonne, Noel Daniele

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 6 novembre 1982

Chantal Agnel, Alex Guiraud, Jacques Floutier, Huguette Bertalon

Sortie « Arribage » 2018

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XXVIIIème Café de Pays

Le Café de l’Avenir affichait complet pour le 28ème épisode du Café de Pays, et qui avait pour thème : «Les femmes dans l’ombre de la bouvine».
Et pour intervenantes :
– Chantal Agnel, gardiane, mère du manadier Jean-Elie Agnel.
– Patricia Bernard, mère du raseteur Loïc Auzolle, ex-femme du raseteur Patrick Auzolle.
– Chantal Tisserand, arlésienne, mère du manadier Renaud Vinuesa.
– Martine Valette, sœur du raseteur Benjamin Valette, ex-femme du raseteur Jean-Pierre Félix, mère du raseteur et manadier Thierry Félix, grand-mère du raseteur Vincent Félix.
– Manon Vidal, sœur du raseteur Loïc Auzolle.

Michel Falguières, le maitre de cérémonie : «au mois de mars, les femmes sont mises à l’honneur. Aimargues célèbre Fanfonne le premier dimanche, la Femme est célébrée partout dans le monde le jeudi 8, et ce jeudi 22, Le Cailar consacre son Café de Pays aux femmes de bouvine. Femmes dans l’ombre de la bouvine, ou femmes de l’ombre de la bouvine ? Je vous laisse choisir.

   La bouvine est riche de femmes : Fanfonne, Nicole Rebuffat, et plus près de nous, Florence Clauzel, Nicole Lafisca ou les sœurs Raynaud. De plus en plus, les femmes sont mises à l’honneur : nos amis de Saint-Laurent ont organisé, le mois dernier, une conférence sur la place et le rôle des femmes en Camargue et une exposition a eu lieu à Aigues-Mortes dont les photos et les sculptures étaient des œuvres d’artistes féminines.

   Nous avons ce bel aréopage de femmes, uniques et singulières. Mais avant d’écouter leurs paroles sur les hommes et la bouvine, nous allons débuter par un diaporama de notre ami Olivier Calleriza». Pour lire la suite de l’article click sur le lien ci-dessous:
XXVIIIème Café de Pays

Le dernier voyage de Pierre Aubanel
par Chantal Agnel

Chantal Agnel nous livre son témoignage du déroulement des obsèques de Monsieur Pierre Aubanel.

Ce mardi 27 février 2018, la Camargue pleure Pierre Aubanel, figure emblématique, dernier chevalier d’une famille qui a voué sa vie pour défendre nos traditions.
Oui, Pierrot était un chevalier du XXIème siècle dans toute l’acception du terme : homme de cheval avec du courage à revendre, téméraire, généreux, élégant, courtois.

En cette très froide journée d’hiver, ses amis, ses gardians, tout le peuple « afeciouna » l’a accompagné à sa dernière demeure. A Barjac, dès 10h, les taureaux « acampés » dans le clos de tri attendaient « leur pelot ». Sur une musique de Vivaldi, le cercueil porté sur les épaules passa devant le troupeau ébahi, accompagné par les gardians qui faisaient une haie d’honneur. Il fut déposé près du « bouaou », face au troupeau.
Moment simple, recueilli et grandiose à la fois.

Béranger, soutenu par Réginald, prit la parole soulignant le caractère « battant », pourfendeur de ce père qui leur disait toujours « Avant ! » .
Michel Gontard, cavalier amateur de la première heure, adressa un hommage soutenu à son ami de plus de 50 ans ; un autre ami, cavalier amateur aussi, malgré son âge avancé, Robert Bourguet de Saint Géniès de Malgloires, assis sur un fauteuil, dit toute sa reconnaissance et un grand merci à celui qui lui avait permis de partager cette vie gardiane et d’en connaître les émotions.
Gérard Doustaly, le célèbre « Pissou », rendit hommage à Pierrot, en rappelant des souvenirs et déclamant « La preguiero dòu gardo bestiau » de d’Arbaud. Monsieur le maire de Saint-Gilles, M.Valadier  dit tout le bien qu’il pensait de ce manadier local, homme plein de volonté, d’abnégation, de gentillesse et de courtoisie. Patrick Gontard, avocat au barreau d’Avignon, cavalier chez Pierrot pendant de nombreuses années, s’adressa directement à celui qui avait choisi de continuer « le mestié de glori », métier difficile, qui demande beaucoup d’endurance et d’obstination.

Le convoi prit ensuite la direction des Saintes Maries de la mer. Il traversa cette Camargue battue par le vent, sous un ciel limpide, mais dans un froid sibérien. Les roseaux dans les étangs gelés, saluaient au passage.

Au mas du Simbéu, les cavaliers, les arlésiennes dans leur costume de deuil, les amis, se rassemblèrent autour du tombeau du Marquis, tombeau sur lequel fut déposé le cercueil du défunt. Image émouvante, forte par sa symbolique…

Béranger prit la parole : « Voilà papa, tu voulais revenir aux Saintes, tu y es ! ». Là, il évoqua le nom que lui avaient attribué les indiens « Zit’kala ouitika », c’est-à-dire « l’oiseau qui fait de l’avant » .
Rémi de Montgolfier, cousin de la famille rappela des souvenirs partagés et termina par quelques vers – en français – du poème de Baroncelli « Lou biòu ». Michel Gontard reprit la parole.

Entouré par les cavaliers sur leur monture, le convoi mortuaire se dirigea vers le village où une foule de gens l’attendait. Devant les arènes, le cortège se forma pour regagner l’église. Derrière la voiture mortuaire, marchait le cheval de Pierrot, la selle drapée de noir, de chaque côté, ses fils tenant leur monture en dextre, la famille avec les quatre petits-enfants : Charlotte, Pauline, Maxime et Théo, tous en tenue gardiane, de part et d’autre les gardians à pied, « fer en bas » avançaient lentement.

Sur le parvis de l’église, le Père Jean-Rémi, curé de la paroisse, le Père Xavier de Roux, ami de la famille, le Père Michel Desplanches, vicaire général d’Aix et majoral du félibrige, accueillirent le défunt. La messe fut concélébrée. Le cercueil drapé du drapeau français, rappelait que Pierrot avait été soldat en Algérie. L’église s’est révélée trop petite pour contenir toute la foule ; c’est dehors et debout, en essayant de se protéger du vent glacial, que de nombreuses personnes ont « suivi » la cérémonie.
Le père Desplanches dans ses paroles rappela qu’en ce jour, Pierrot allait retrouver sa maman Riquette Aubanel, son père Henri et sa sœur Galou (de son vrai nom Laurencie). Tantôt la chorale, tantôt les tambourinaires intervinrent. L’homélie fut donnée par le Père de Roux – ami de la famille -qui, en soulignant l’espérance que nous devions avoir , nous, chrétiens, parla des qualités du cavalier  qu’était Pierrot et  le souvenir du cheval Camérone  qu’il lui avait donné.
Toute l’assemblée chanta « le pater » de Mistral.
Avant la fin de la messe, Guy Chaptal pour la Nacioun gardiano intervint, suivi par Jean Lafon pour les manadiers d’abrivado, M. le maire Roland Chassaing,  Claude Chaballier pour M. Marcel Raynaud.
Fils et petits-enfants se levèrent pour un dernier hommage.

Le Père Desplanches entonna le cantique aux Saintes : « Voyez ô Saintes Maries, nos pauvres âmes qui prient, nous tous enfants du terroir, en vous nous avons espoir ».
Avant la bénédiction finale, « l’Avé Maria » fut chanté par Régine Pascal.

A la sortie de l’église, le cortège se reforma pour se rendre au cimetière. Le soleil déclinait, le vent n’avait pas cessé, le froid était mordant.

Le jeune Florent Lupi, petit-fils du manadier Chapelle adressa un message d’amitié à Pierrot. Patrick Gontard s’adressa une dernière fois à lui : « Le jeudi 22 février, tu rejoignais le Bon Dieu et il a dû te dire (comme le renard au petit prince qui voulait qu’il lui dessine une fleur), dessine-moi un taureau ! Aujourd’hui, 4 jours après, c’est une manade que tu as dû Lui dessiner ! »

Les prêtres récitèrent une dernière prière et le voyage de Pierrot se terminait là, comme il l’avait souhaité, dans cette terre « santenco », si chère à son cœur.

«Adéussias Pierrot e gramaci, la Camargo noun t’oublidara ! »