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Assemblée Générale 2019 d’ Atousud

Assemblée générale qui se tiendra :

Dimanche 24 mars 2019 à 14 heures
Salle Lapéran au Cailar

La Présidente et les membres du Bureau de l’association Atousud ont le plaisir de vous convier à cette assemblée générale.

Ordre du jour :

Appel des présents et des représentés 
Rapport moral et d’activités. Vote des rapports. 
Rapport financier. Vote du rapport financier. 
Projets. Annonce des futures manifestations. 
Questions diverses.

La cotisation reste inchangée : 10 € par personne ; 15 € par famille.

Toute question particulière devra être adressée par écrit à l’attention de la secrétaire Madame Régine Perrin avant le mercredi 20 mars 2019 afin de pouvoir être traitée lors de l’assemblée générale.

Du fait des importants travaux qui sont actuellement réalisés Place Ludovic Trarieux – siège de l’association rendant malaisé – et parfois inaccessible l’accès la boîte aux lettres veuillez également adresser les pouvoirs à la secrétaire.
Nous rappelons à nos adhérents que conformément aux statuts de l’association chaque membre ne peut disposer que de deux pouvoirs.

L’assemblée Générale sera suivie à 15 h 30 de la projection d’un film de 50 minutes sur Joë Hamman – homme hors du commun passionné par l’Amérique et les Indiens des réserves.

Il été le premier à inventer le western et à tourner des séquences en Camargue au début du XXème siècle. 
Ce sera Jacques Nissou, ami et disciple de Joë Hamman qui nous présentera ce film.

La projection du film est ouverte à tous, n’hésitez pas à venir nombreux et à amener vos amis.

Dans l’attente du plaisir de vous rencontrer, bien amicalement.

La Présidente Estelle Sat et l’équipe d’Atousud.

Mail: pour joindre la secrétaire : atousud.r@free.fr

Hommage à Michel Falguières

Ce sera au Centre du Scamandre le :

Samedi 23 Mars à partir de 16h00

Un verre de l’amitié clôturera l’après-midi et l’hommage.

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Sortie à Méjanes 2019:
L’apéritif et le repas

Manade Ricard. 17 fevrier 2019. Laperitif. 8 (1)

L’apéritif :

Le repas:

Sortie à Méjanes 2019:
Dans les prés

Les taureaux :

Prés du Vaccarès :

Sortie à Méjanes 2019: (1/3)
Le petit déjeuner

C’était dimanche 17 février 2019.

Le petit déjeuner :

(…)

Sortie à Méjanes 2019: (3/3)
Les chevaux

Les chevaux :

Sortie à Méjanes 2019: (2/3)
Le domaine de Méjanes

Le domaine :

(…)

Inoubliable Sanglié…

Trouvé accroché au mur de la salle de la manade Cavallini au mas de Pioch:

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Course Libre à Lunel avec Le Sanglié
C’était le 5 octobre 1924

Un compte-rendu paru dans le journal « L’Aficion » du 12 octobre 1924.

 

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Course Libre : Le Sanglier à Lunel..

Cette course a eu lieu dimanche dernier (5 octobre 1924, NdR) et s’est déroulée sous les yeux du public des grands jours, quoique la pluie de la veille ait retenu un peu de monde ; c’est ainsi que nos bons amis de Provence, devant l’incertitude du temps, ont sans doute hésité à prendre leurs avances ; ils auront sûrement regretté de n’avoir pas été des nôtres quand ils auront appris la bonne impression qu’ont laissé les six cocardiers de Granon.

Le présidence qui avait été confiée à M. Olivier Brun, dût être modifiée, ce dernier ayant été pris par des préoccupations personnelles urgentes ; disons tout de suite que nous avons regretté cette absence d’autant plus que c’était, paraît-il, la dernière course qu’il devait présider, et, dame ! l’élite des razeteurs qui s’était donnée rendez-vous, dût à coup sûr la regretter davantage, car, avouons-le, le mécène a toujours eu pour eux le beau geste.

Que dire du bétail ?
Il se comporta on ne peut- mieux, à part l’Enchaîné (1er de la course) qui nous parût un peu mou ce jour, tous surent maintenir bien haute leur réputation ; le Brutus, par exemple, nous fit une course extraordinaire ; ne refusant aucun razet, « entrant » l’homme chaque fois, il fit l’admiration de tout le monde.
Le Dogue, à l’allure flegmatique, fit merveille aussi ; il supporta au bas mot une trentaine de razets, certains de ces derniers firent passer le frisson sur la foule ; en effet, Richard glissant faillit être cloué et il s’en fallut, de peu pour que Lucien pris de court ne sentit pénétrer la corne.
Tous les autres toros fournirent une excellente course ; il faut dire, en passant, qu’ils eurent peu à faire ; la gent à crochet s’étant dépensée sans compter sur ceux qui, en quelque sorte, sont dans cette course toros de deuxième ligne.
Et, si les razeteurs boudèrent un peu à l’ouvrage au Sanglier, ils voulurent, tout au moins, le rattraper sur les autres.

Quant au Sanglier  ?
Toujours le même !
Sa sortie contraire nous prouva l’originalité de son caractère ; un seul homme l’aborda crânement : Michelet.
Michelet qui, au Brutus, avait dû rentrer à l’infirmerie à la suite d’une mauvaise chute, ne réintégra en piste qu’au dernier moment. Sa réapparition dans le redondel fut saluée d’unanimes applaudissements. Jusqu’à ce moment nous n’avions assisté qu’à des tentatives de razet sans conviction.

De prime abord Bouterin tenta un razet, de très loin du reste ; il fût coupé de court par le fauve et suivi de près ; Richard, l’infatigable Richard, passa ensuite, une, deux, trois fois successivement ; à chaque coup le Sanglier fonça.
Puis ce fût le tour de Rimbaud, de Richard et encore de Rimbaud. Les razets faits comme je le dis, d’assez loin, n’eurent pas le don de nous faire assister à de vraies « rentrées ».

Mais, voici qu’apparaît Michelet : c’est un stimulant pour les autres !
Malgré une douleur apparente, il veut plaire et passer ; il se fait placer le toro, se prépare, fonce en boitant sur le Sanglier qui l’accompagna à fond ; il passe une seconde fois, le Sanglier pousse plus dur encore, traverse la barricade d’un coup de corne : Michelet n’a rien !
Encore un troisième et un quatrième razet impressionnant et le Sanglier rentre fièrement sa cocarde pendant que le public siffle copieusement les autres razeteurs, parce qu’ils n’ont même pas essayé, voyant leur camarade souffrant, de lui couper le razet.

Et voilà très succinctement résumées les diverses péripéties de cette sensationnelle course.

Puisse mon compte rendu être le « baume réparateur » de ceux qui pour diverses raisons ne purent y assister.
C’est à leur intention que je l’écris.

EL MEGRENTI.

Quel intérêt me direz-vous à publier un vieil article ?

Je dirais d’abord, qu’il concerne l’Histoire du Sanglié et que, s’il ne nous apprend rien sur sa férocité, nous aimons bien quand les revisteros de renom et de qualité le confirment.
Ensuite, me semble-t-il, tout l’intérêt est dans la manière dont les courses – libres ! – se déroulaient.
Primes offertes par les mécènes, peu de rasets.
Des expressions perdues comme « la gent à crochet », « des razets qui nous font assister à des « rentrées », « entrer » l’homme, « couper le razet » pour, sans doute, faire un quite… pratique systématique à l’époque.

Puis pour nous qui suivons les comptes-rendus du lundi, constater la différence dans la tonalité du récit.
J’adore le lyrisme de « El Megrenti » !
« El Megrentti », un pseudo à consonance castillane comme beaucoup de termes taurins employés: ce ne sont pas des taureaux mais des « toros », ce n’est pas la piste mais « le redondel », etc…
La tauromachie ibérique – la tauromachie-mère – était prépondérante à l’époque et cela avait, forcément, des répercussions sur le vocabulaire employé.

Une question m’interpelle, quand il dit: « Le Sanglier: sa sortie contraire nous prouva l’originalité de son caractère (…) »
Veut-il dire que le taureau en sortant du toril courut, contrairement aux autres, dans le sens des aiguilles d’une montre ou marquait-il une autre particularité ?

Merci de me faire parvenir vos avis, je les publierai à la suite de cet article.
Ce sont vos réactions qui nous enrichiront.
Salva

« Lou Sanglié » ne fut pas que raseté…

Extrait du Journal « L’AFICION », « 
ORGANE OFFICIEL de la Fédération des Sociétés Taurines de France et d’Algérie »,
en date du 23 novembre 1923

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Les Écarts de Catalino au Sanglier

Les amateurs de Course Libre qui s’étaient donné rendez-vous dans le vieil amphithéâtre Romain en cet automnal après-midi du 9 octobre, parleront certainement longtemps encore des deux formidables écarts exécutés par le torero hispano-landais-provençal Catalino devant le toro le plus fougueux, le plus rapide et le plus dangereux qui ait depuis longtemps foulé le sable de nos plazas.

On parlera certainement encore, dans dix ans, de ce véritable exploit comme on parle encore aujourd’hui du saut du Belcita par Vaillant ou des écarts de Navarrito devant le Na Pas Qua. Et de fait, il est certain qu’il faut aussi une dose peu commune d’audace, de témérité et de vaillance pour attendre avec autant de sérénité un cocardier de la classe du Sanglier.

Lorsque avant d’aller rejoindre notre place sur les gradins, mon bon camarade « Mir » me fit part d’une conversation qu’il avait entendue au Café de la Bourse et concernant l’Espagnol inconnu qui devait, disait-on, écarter le Sanglier comme un vulgaire ternain, je répondis tout de suite à Mir : « Je ne connais qu’un torero, capable d’une telle folie et c’est Catalino. »

J’avais, en effet, une seule fois à Saverdun (Ariège), vu travailler Catalino, remplaçant le Sastre blessé, devant des vaches de Durand et j’avoue que sa facilité pour recorter « cape al brazo » à la manière de Reverte, m’avait, bien que j’eusse été prévenu par Catita et Mariotty, déjà profondément surpris.

Je n’aurais jamais cru, malgré ce, Catalino capable de se lancer à un exercice aussi périlleux devant un toro de 8 ans, doublé d’un cocardier tel que Le Sanglier.

Non pas, certes, que cette suerte soit inexécutable étant donné la bravoure et la combativité légendaire de l’as de Fernand Granon, mais surtout à cause de la terreur que la réputation du Sanglier inspire à tous les professionnels du raset et on sait pourtant s’ils étaient nombreux, le 9 octobre (1923, NdR), à Nîmes.

Catalino avait-il déjà vu courir le Sanglier et savait-il que le taureau ne refusait jamais le combat et devait surtout sa réputation à son excessive vitesse et à son acharnement jusqu’au delà de la talenquère (=barrière) NdR ?

Avait-il calculé sérieusement la possibilité de l’exécution de la suerte si en honneur dons nos Landes aficionados ou n’était-ce qu’une fantaisie destinée même au risque d’une grave cogida à mettre en vedette son nom peu connu jusqu’alors dans la région nîmoise ?
Autant de questions qui viennent à l’esprit lorsqu’on songe sérieusement à « l’estomac » qu’il lui fallut pour mettre un tel projet à exécution !!

Est-il exact comme d’aucuns le prétendent que le Sanglier pourrait ,être passé à la cape comme n’importe quel taureau neuf ?

Je suis de ceux qui ne le pensent pas, car j’eus, à Nîmes, l’impression très nette, qui fut aussi celle de Catalino lui-même ainsi qu’il nous le déclarait après la course, que la seconde fois le toro était passé de justesse et qu’il ne serait peut-être pas passé sans accident une autre fois.
Quelle solidité de jambe faudrait-il au torero assez téméraire pour se garer des arrancades (=démarrages NdR) brusques et des retours rapides de ce noble animal ?
Quelle vista et quel courage faudrait-il pour attendre le moment de juridiction devant un tel bolide ?

GASTITO.