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Annonce: Course au Plan
18 février 2018

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Programme 2018

PROGRAMME DES MANIFESTATIONS
DU C.T.P.R. « LOU SANGLIÉ »

SAMEDI 3 FEVRIER 2018
à partir de 19h00 dans la salle Café de l’Avenir: Remise des cartes de sociétaires et du programme 2018
– Apéritif de bienvenue
– Buffet Camarguais
– Gâteau des Rois.

DIMANCHE 18 FEVRIER 2018
à partir de 11h30
– Abrivado Manade AGNEL
à partir de 14h00 Place de la Saint-Jean
– COURSE AU PLAN – Manades AGNEL – LAFISCA
– Buvette sur place
– Snack

DIMANCHE 18 MARS 2018
Sortie avec repas à la Manade CAILLAN (Saint Rémy)
Déplacement en car.

DIMANCHE 15 AVRIL 2018
Sortie arribage (avec déjeuner et apéritif) Manade CHABALLIER à Marsillargues (covoiturage à prévoir)

FÊTE du CLUB TAURIN

VENDREDI 18 – SAMEDI 19 – DIMANCHE 20 et LUNDI 21 MAI 2018
40ème ANNIVERSAIRE du Club-Taurin Paul Ricard « Lou SANGLIÉ »

TROPHÉE « LOU SANGLIÉ » sur 3 jours

VENDREDI 18 MAI
Journée pédagogique pour la maintenance des Traditions Camarguaises
Le matin Atelier pour les écoles,
L’après-midi COURSE DE PROMOTION « promesse de taureaux » Manades AGNEL – FELIX.
à 19h00 Soirée BODEGA, dans la cour des Arènes
à 22h00 Soirée dansante au Café de l’Avenir.

 SAMEDI 19 MAI
à 12h00 Abrivado Manade AUBANEL et course de la « vache de 11 heures »

à 12h30 Apéritif dansant
à 16h00 COURSE TROPHEE de l’AVENIR – Manades SAINT PIERRE – LAGARDE – VINUESA

à 18h30 Bandido Manade AUBANEL
à 19h00 Apéritif dansant
à 22h00 Grande soirée dansante sur la place

DIMANCHE 20 MAI
à 12h00 Abrivado Manade AGNEL puis course de la « vache de 11 heures ».
à 12h30 Apéritif dansant
à 16h00 COURSE TROPHEE de L’AVENIR – Manades AUBANEL- RAYNAUD – LA CLAPIERE – LE COUGOURLIER
à 18h30 Bandido Manade AGNEL
à 19h00 Apéritif dansant
à 22h00 Grande soirée dansante sur la place

LUNDI 21 MAI
à 12h00 Abrivado Manade AUBANEL et course de la « vache de 11 heures ».
à 12h30 Apéritif dansant
à 16h00 COURSE TROPHEE de L’AVENIR – Manades NICOLLIN – LANGLADE DIDELOT – GUILLERME
Suivie de la remise des Prix en piste du Trophée « Lou Sanglié »
à 18h30 Bandido Manade AUBANEL
à 19h00 Apéritif dansant de clôture de la Fête du CT.
Exposition sur le thème de la Tauromachie (Peintures, photos, poèmes, sculptures et conférences) à Salle Lapéran

SAMEDI 23 JUIN 2018
à 19h30 Feux de la St Jean en partenariat avec La Boule du Saule

LUNDI 6 AOÛT 2018 (Fête votive)
à partir de 9h30 au parking des « Demoiselles », déjeuner du Club Taurin offert aux membres
à 21h30 aux arènes : TORO-PISCINE

SAMEDI 1er SEPTEMBRE 2018
à 16 h 00 : COURSE de TAU neufs – Manades LAFISCA – BLATIERE-L’OCCITANE -SAUMADE

DIMANCHE 2 SEPTEMBRE 2018
Fête de la SALADELLE en partenariat avec : Les Calèches de La Clapière, l’Association Les Saladelles, le Tennis Club Cailaren, l’Association de la Jeunesse Cailarenne et les Cabidoules.
Déjeuner aux prés, Ferrade, Abrivado, Apéritif musical, Repas sur la place.
à 16h00 Dans les Arènes SPECTACLE EQUESTRE
Après le spectacle bandido.

JEUDI 1er NOVEMBRE 2018
à 11h00 Arrivée de 40 Taureaux
à 15h00 Course complète de TAU neufs AUBANEL

SAMEDI 24 NOVEMBRE 2018
à 18h30 dans la salle du Café de l’Avenir – ASSEMBLEE GÉNÉRALE du Club Taurin

Images de la remise des cartes 2018

Elle s’est déroulée le 3 février 2018 dès 19 heures au siège de notre Club au:

DSC_0034devant une affluence qui a ravi l’équipe dirigeante car c’est le signe d’une santé retrouvée.

Il était fier, il était heureux, notre président de voir pour sa première remise des cartes en tant que tel, tous ces adhérents, ces afeciouna, ces amis, ces voisins (même de Vauvert !), ces édiles qui avaient répondu à l’invitation du Club. Quand on a le plaisir de voir de nouvelles têtes, c’est bon signe…

C’est un excellent augure pour la suite de cette année où nous fêterons les 40 ans du Club.

Après sa présentation du programme 2018 (que vous retrouverez par ailleurs) il invita tous les participants à un apéritif dînatoire d’anthologie !
Difficile d’énumérer tout ce qui était à disposition mais ce qui est certain c’est que, à la fin, il ne restait plus rien !

En fin de soirée eurent lieu 4 tirages pour 4 heureux gagnants de la tombola proposée.
Elle a rencontré un franc succès car les lots, cette année encore, étaient de qualité.
L’assistance, après avoir visionné les photos de la saison,  s’est séparée, un peu tard, après avoir devisé de tout ce que le Club mettait en place. Ils l’ont même amélioré !

Prochaine activité:
Dimanche 18 février 2018 où vous sera proposé, dès 12h000, une abrivado de la manade Agnel et à partir de 14h00 une course au plan – place Saint-Jean (les « boules ») – avec les manades Agnel et Lafisca.
Sur place vous aurez une buvette et un snack.

Pour lire la suite de l’article click sur le lien ci-dessous:
Images de la remise des cartes 2018

Café de Pays
25 janvier 2018

Le 26ème Café de Pays, qui avait pour thème «Histoires de saule» a fait salle comble ce jeudi 25 janvier 2018.
Il a été l’occasion pour Michel Falguières, le maître de cérémonie, de dresser un bilan après vingt-cinq éditions.

Michel Falguières :
«Avant que nous ne parlions du saule, je tiens à vous faire part d’une chose d’important à mes yeux : la place que le Café de Pays du Cailar est en train de prendre.
Comme à chaque fois, la date et le sujet sont annoncés sur le tableau d’affichage de la Mairie, ainsi que par Simone, notre correspondante Midi Libre. Mais il a également été annoncé sur la Gazette Nîmoise et en pages Événements de Midi Libre. Et j’ai eu le plaisir d’être sollicité par Radio France Bleu pour parler des Café de Pays que nous faisons depuis février 2014. Sans oublier Salva qui publie les comptes-rendus sur le site internet du Club.
En outre, notre assistance est composée de personnes de tout âge, des jeunes aux moins jeunes. Ainsi que de personnes qui ne vivent pas au Cailar, mais qui s’intéressent aux sujets que nous évoquons. C’est dire l’importance de notre Café de Pays».

Michel Falguières :
«Je vous parle souvent de la transmission et de l’échange, qui est le but de notre Café de Pays. Mais il y a aussi un bénéfice sous-jacent à ces échanges : ils nous aident à faire des choix. Le pays est convoité, et en connaitre le passé nous permet de mieux préparer l’avenir».
«Le sujet du soir est le saule, qui est l’emblème du Cailar. Et je voudrais vous rappeler, comme je le fais souvent, que notre Café de Pays vit grâce à son public. Ce soir, vous serez les conférenciers. Et nous allons débuter par un diaporama d’Olivier Calleriza, diaporama que nous dédions à Jacques Floutier qui, ce jour-là, a transmis son savoir sur l’art et la technique pour planter un saule et le tailler avec la « coupe dite du têtard » ».

«Il faut tailler le saule tous les quatre-cinq ans, sinon il meurt. Jacques Floutier nous disait que la lune rousse de mars était la meilleure période pour la taille».

Michel Falguières :
«Le saule a longtemps fait vivre Le Cailar, et en est devenu l’emblème, mais d’abord un peu d’histoire. Le Cailar a d’abord appartenu aux Brémond, puis à Louis IX, qui a été le seigneur du Cailar, avant d’être celui d’Aigues-Mortes. En 1696, à court d’argent lors de la guerre de la ligue d’Augsbourg, le roi Louis XIV remplit les caisses du trésor royal par une recette fiscale particulière : il autorise les villes et villages du royaume de France à créer leurs propres armoiries. Les cailarens choisissent le saule.
Voici le blason du Cailar : d’argent au saule de sinople.
Je vous rappelle que la couleur du sinople est le vert. Mais moi qui ai vécu trois ans en Turquie, je peux vous parler de la ville de Sinop (port de Paphlagonie, Nord de la Turquie – Ndr), dont la terre produit un ocre rouge, qui a donné son sens premier au mot sinople voulant dire rouge, mais qui plus tard, est devenu vert. Et comme nous sommes au Cailar, le rouge et le vert…».

«Le saule était un revenu au Cailar. Pour un saule coupé, on en replantait un. Le troc faisait le reste».

Michel Falguières :
« Le saule a inspiré de nombreux artistes, parmi lesquels Alfred de Musset, avec cet extrait du poème Lucie:
‟Mes chers amis, quand je mourrai,
Plantez un saule au cimetière.
J’aime son feuillage éploré;
La pâleur m’en est douce et chère,
Et son ombre sera légère
À la terre où je dormirai”.
Ainsi que Georges Brassens, avec le début de la chanson Le Testament:
‟Je serai triste comme un saule,
Quand le Bon Dieu qui partout me suit,
Me dira, la main sur mon épaule,
Va-t-en voir là-bas si j’y suis”.
Récemment, la chanteuse Isabelle Boulay a écrit une chanson Le Saule Inconsolable. Il faut préciser que le saule est souvent associé à la mort, avec le saule pleureur».

«Pendant les gros froids de 1956, et 1985, les saules ont tenu le coup».

Michel Falguières :
«De nombreux qualificatifs sont accolés au saule, et à ceux qui le plantent : ‟planta sauzo”, ‟manga sangar”, ‟manga fango”. Précisons que planteur de saule n’est pas un terme péjoratif. On dit du saule qu’il est pleureur, mais il est surtout un buveur, car il consomme jusqu’à 500 litres d’eau. Il tient les berges grâce à son important enracinement».

«Léon Pasquier amenait ses élèves planter un saule chacun le long du Vistre».

Michel Falguières :
«Le saule est également utile pour la nourriture. Les Inuits mélangent les chatons et les feuilles du saule à de la graisse de phoque pour s’alimenter. Les abeilles ont un rôle crucial dans la vie des saules, mais paradoxalement, le miel de saule est très amer».

«On plantait les saules également pour les lapins, les chèvres et les chevaux».

Salva :
«Lors de la muselade, le manadier réunissait les amis de la manade. On attrapait le veau, on plaçait dans les narines le mourrau que l’on avait sculpté dans du bois de saule, afin de le sevrer du lait maternel. Quand il levait la tête pour téter, le mourrau l’en empêchait, mais quand il la baissait, il pouvait brouter l’herbe sans problème».
Voir sur bouvine.info cet article: Mourrau * (NdR)

«L’écorce du saule est tendre. Avec un opinel, on peut sculpter des sabots, des échelles pour les vendanges, des piquets de vignes, des manches de pelles, des sifflets».

Michel Falguières :
«Le saule est également l’emblème de la liberté. Pour fêter le 1er mai, les anarchistes d’Aimargues présentaient un saule sur la place du Montredon».

«Les platanes du Cancel sont de 1913».

Salva :
«C’est à partir de la poudre d’écorce bouillie du saule que l’on a fabriqué la première aspirine. Le nom est acide acétylsalicyclique».

«La disparition de certains arbres a entrainé la disparition des brebis».

Olivier Calleriza :
«Pour les amateurs, sachez que les feuilles de saule peuvent être utilisées en infusion».

«À Sylvéréal, il y avait des chênes énormes plantés dans le sable».

Dani Bantzé :
«L’origine du Club du Saule remonte à l’époque du taureau à la corde. Un jour, le taureau s’était calé dans une ruelle ; pas moyen de le faire sortir. Certains, plus courageux et surtout plus ‟joyeux” que les autres, ont fait une attente au fer avec des branches de saule, et ils ont réussi à le faire sortir. Ils se sont appelés le Club du Saule suite à ça».

«Mon père a été réquisitionné pendant la Seconde Guerre Mondiale pour couper les peupliers, qui ont été amenés sur les plages du Grau-du-Roi pour empêcher les avions d’atterrir».

Michel Falguières a conclu la soirée par la traditionnelle minute littéraire et a donné les deux prochains sujets : «rendez-vous le 22 février pour traiter de la pétanque, et le 22 mars pour parler des femmes de Camargue».

Souvenirs…

Un peu de nostalgie…

surtout que vous allez en reconnaître quelques uns ! (Pas les taureaux, les cavaliers !)

Remise des cartes 2018

Samedi 3 février 2018

à partir de 19 heures

dans la salle du Café de l’Avenir, notre siège, le Club Taurin « Lou Sanglié » vous invite à:

- La Remise des cartes de membre
et

- Remise du Programme 2018 – année qui marquera les 40 ans d’existence du Club – suivi de:

- Un Apéritif de bienvenue qui se prolongera avec

- Un Buffet Camarguais dînatoire

- Nous dégusterons ensuite le Gâteau des Rois

BIENVENUE à toutes les personnes intéressées par la vie du Club Taurin
et par nos Traditions.
Pour les maintenir nous avons besoin de votre présence, d’être unis et nombreux.

Historique des arènes.

HISTORIQUE DES ARÈNES DE LE CAILAR, DITES DE « LA GLACIÈRE ».

Texte publié avec l’aimable autorisation de l’Association Litoraria.

Le terrain sur lequel se trouvent ces arènes a depuis très longtemps une vocation taurine. L’histoire nous signale que, le 11 septembre 1754, M. de BASCHI, marquis d’Aubais et du Cailar, organise une ferrade de 70 bêtes ; l’emplacement choisi se trouve « quartier de la Piscine », à proximité du Castellas, en bordure du Barry (ce qui correspond au terrain des arènes actuelles), des charrettes sont placées pour clôturer cet espace. « Dès le matin 7 heures, les Aimarguois sont venus à pied et s’installent sur les charrettes, côté couchant, ils sont bientôt rejoints par ceux de Marsillargues, Codognan, Saint Laurent, Gallargues, Vauvert et surtout d’Aubais » ( ce texte nous est parvenu par les écrits de PRION, secrétaire du marquis d’ Aubais).
Les courses de taureaux ont eu lieu aussi sur la place du Cancel ou sur la petite place face au café de l’Avenir ; des vestiges de cette époque sont visibles sur l’angle sud/est de l’église (supports en fer pour travettes).
Quelques fois des courses étaient organisées chez des « privés », dans la cour de leur ferme.
Le 11 juin 1893, une course de la manade PAPINAUD et DROUILLON a eu lieu au Cailar, dans l’enclos de LAPÉRAN.

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Les courses sur le Cancel étaient clôturées par des charrettes prêtées par des particuliers, ces derniers n’étaient pas toujours d’humeur pour ce prêt, et la sécurité des spectateurs n’était pas assurée ; c’est pourquoi, le Conseil municipal se réunit le 15 novembre 1902 et le projet d’acquisition d’un terrain, l’aménagement de ce terrain en arène et la construction d’un toril prennent forme ; cette demande est approuvée par le Préfet du Gard le 2 décembre 1902.
Le terrain en question est celui de nos arènes actuelles, il appartient à M. le comte de Turenne et sera payé 8000 F. C’est M. ISAÏA Jean entrepreneur de maçonnerie au Cailar qui est choisi pour ces travaux. Ces arènes seront opérationnelles en 1904-1905, elles ont reçu depuis de nombreux aménagements.

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Ces arènes, dites de « La Glacière », ne doivent pas cette appellation à la température fraiche que la « garbinade » nous envoie l’été en début d’après-midi, mais à une construction semienterrée (certainement ronde) où de la glace était entreposée l’hiver pour s’en servir au cours des périodes plus chaudes.
Cette glacière est antérieure à 1670, elle a disparu depuis très longtemps. L’emplacement de cette bâtisse nous est inconnu, cependant certains indices laissent supposer ce lieu dans l’angle sud/ouest des arènes. Un document historique du 28 juillet 1670 nous signale [… la prochaine construction d’une glacière à Saint Laurent d’Aigouze, elle sera construite sur le même modèle que celle du Caylar (Cailar)…].
Pour sa disparition, je pense que la destruction du château a contribué à son abandon progressif.
Les arènes, à l’ origine, comprennent : un terrain où les taureaux évoluent, un mur de clôture tout autour et un bâtiment appelé « toril » qui reçoit les bêtes, surmonté d’une terrasse couverte où les personnalités du village peuvent suivre le déroulement de la course sans danger. Contre le mur de clôture, les familles aisées installent pour la saison taurine leurs gradins démontables en bois (les théâtres) réservés à leur famille et invités ; les emplacements laissés libres reçoivent des charrettes et de grands tonneaux de 500/600 litres appelés « demi-muid », recouverts d’un plancher sur lequel les spectateurs prennent place.

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Fin 1953, la municipalité décide que tous les spectateurs de ces courses camarguaises doivent avoir le même confort et la même protection; théâtres, charrettes et tonneaux disparaissent et des gradins métalliques sont construits. L’affiche ci-contre annonce le concours de manades qui inaugurera ces nouvelles arènes qui, jusqu’à aujourd’hui, ont gardé le même aspect.
Depuis le 18 janvier 1993, ces arènes sont : Patrimoine classé, étudié ou inscrit dit « Arènes à Le Cailar ».
Éléments protégés MH (monument historique) : 4 éléments font l’objet d’une protection dans cette construction : Enclos Arbre — Toril — Buvette.

Café de Pays:
12 décembre 2017

Le Café de Pays a encore fait le plein pour son 25ème chapitre, et qui avait pour sujet :

«La cuisine du terroir camarguais».

Michel Falguières, le maitre de cérémonie, a posé les bases : «comme je vous l’ai dit le mois dernier, notre Café de Pays vit aussi grâce à son public. Nous avons le plaisir d’avoir Jean Aimeri, dit Jeannot du Tamaris, le restaurant situé sur la rue du milieu, qui va nous faire partager sa passion de la cuisine et des produits camarguais.
Mais je compte aussi sur vous, car le but du Café de Pays, c’est la transmission, apprendre les uns des autres»
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Olivier Calleriza a diffusé un extrait de l’émission Les carnets de Julie, avec la préparation de la paella gitane arlésienne.
Michel Falguières : «on peut voir avec cet extrait que la Camargue, c’est aussi des plats qui ne sont pas de notre pays, mais qui y sont intégrés».

Jean Aimeri : «je suis d’une longue famille cailarenne. Mon grand-père était plombier ; il a fait tout la plomberie des Hourtès. J’ai commencé avec une pizzeria, puis je me suis réorienté vers le local. J’en suis à ma vingt-huitième année de restaurateur. Je fais la gardiane de taureau, et aussi le taureau à l’ancienne avec huile d’olive, vinaigre, câpres.
Je le fais en deux fois pour bien faire confire la viande. Je propose aussi la grillade Saint-Gilloise, qui est à l’origine un plat préparé par les femmes des bateliers du Rhône, que leurs hommes pouvaient amener sur leur lieu de travail.
Pour couper le goût du vinaigre, je mets un zeste d’orange.
La broufade et le ragoût de bœuf sont également à la carte.

   Les plats camarguais sont ma base, mais je travaille en fonction de la saison.
Au printemps, je passe au poisson : dorade, sole meunière, rouille du Grau-du-Roi. En été, ce sont surtout les légumes grillés, fournis par un maraîcher de Codognan. Les plantes aromatiques viennent de mon jardin. En automne, il y a les anguilles.

   Je n’ouvre plus le midi pour une raison simple : Le Cailar est une enclave, et il y a trop peu de monde en semaine».

Michel Falguières : «nous pouvons manger sainement tout en respectant le terroir camarguais, et surtout prendre du plaisir en cuisinant. Voici trois ouvrages sur la cuisine camarguaise :

- ‟La cuisinière provençale”, de J-B Reboul (1897), qui est embrasse toute la Provence.

- ‟La cuisine en Camargue”, d’Anne-Marie Bourgues (1999), qui se concentre sur le terroir camarguais.

- ‟Authentiques recettes du Languedoc”, de Marie-Ange Biondi (2015), le petit dernier qui, comme son nom l’indique, fait la part belle à la cuisine languedocienne, qu’elle soit camarguaise ou non.

 

   «Je voudrais tout d’abord que nous parlions des escargots, car Anne-Marie Bourgues, dans son livre, nous donne la

recette des Escargots à La Cailar que voici :

- 1 tranche épaisse de jambon cuit coupée en dés.

- quelques cerneaux de noix

- 2 ou 3 gousse d’ail

- 2 ou 3 filets d’anchois

- 1 bouquet garni

- 1/2 livre de tomates pelées et épépinées

- 1 bol d’aïoli (jaune d’œuf, ail écrasé en pommade, huile d’olive à volonté)

   Laver et faire cuire les escargots.

   Dans un faitout, faire revenir le jambon, les gousses d’ail, les filets d’anchois, les cerneaux de noix et le bouquet garni.

   Ajouter les tomates, assaisonner et laisser cuire tout doucement. Verser les escargots égouttés. Laisser quelques minutes sur le feu, puis retirer.

   Verser le bol d’aiòli, remuer le tout et servir».

   «Il y a une autre recette d’escargot : il s’agit de la cargolade.
Et comme il s’agit d’une recette catalane, je me tourne vers Salva pour en avoir la recette».

Salvador : «les escargots doivent jeûner pendant  huit jours. Puis, il faut les laver à grande eau et au gros sel.
On les égoutte.
Sur un feu de braise,  les mettre sur un grill.
Quand ils sont bien dorés on les verse dans un grand bol où les convives piochent avec une pique (el palillo) et les consomment après les avoir trempé dans l’aiòli préparé à la main dans le mortier maison.
Très important, pour préserver le goût de l’aiòli utiliser moitié huile d’olive moitié tournesol.
Le rosé frais est de rigueur».

S’en est suivi un débat passionné sur le choix de l’accompagnement pour les escargots : aiòli, sauce tomate, ail.

Tout aussi passionné, le débat sur la recette des oreillettes.

 

   «Il faut prendre le temps pour faire de la bonne cuisine»

   «Ma mère a fait à manger au Marquis, et à son gendre, ici à l’Avenir».

   «Dans les familles de chasseurs, on mangeait sainement».

   «Dans le Vistre, on péchait des grenouilles. On les nettoyait, et on allait taper aux portes pour les vendre, et gagner quelques sous».

   «J’ai péché des muges dans les roubines de la Clapière».

Le prochain Café de Pays se tiendra le jeudi 25 janvier 2018,
et aura pour thème : le saule.

Côté intervenants:

Côté assistance:

Vidéo: Journée Vinuesa
1er novembre 2017

Nos plus vifs remerciements à Jacky l’auteur de ces images ainsi qu’à ALESSANDRI Gérard  (Vergèze) qui nous les a faites parvenir.

Puisse son initiative, inciter d’autres vidéastes à nous faire parvenir leurs œuvres…
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Manade AGNEL: Vœux 2018

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